il fut une époque où j’avais remarqué avec stupeur que les cabines téléphoniques étaient idéalement placées dans des endroits bruyants : carrefour, hall de gare, bordure de quai. Tout était fait pour qu’on passe la moitié du temps à faire répéter son interlocuteur, le bouton de réglage du volume à fond n’étant pas suffisant de toute façon ; certainement juste là pour se défouler quand on n’entendait rien.
Désormais, les cabines font partie de ces choses qu’on devrait plus souvent prendre en photo tellement elles font partie d’un passé révolu, c’est un bel objet antique. Les mobiles, tellement plus pratiques, les ont supplanté, et les opérateurs téléphoniques n’y ont rien perdu de leur technique pour nous faire consommer toujours plus. En effet, le mobile quand il n’est pas utilisé en milieu bruyant, est sans arrêt soumis à des problèmes de réseau.
A l’époque du lancement, quasi expérimental à grande échelle du téléphone mobile, on pouvait comprendre les problèmes de saturation, le roaming laborieux et les conversations hachées. Mais aujourd’hui, avec tout le recul sur cette technologie et surtout avec la manne financière que cela représente, on est en droit de se poser la question sur le manque de fiabilité des communications.
En y réfléchissant 2 secondes, ça parait évident, l’intérêt des opérateurs est complètement opposé de celui des utilisateurs, et ce, tant que les communications seront facturées au temps passé : modèle économique révolu dans bien des domaines aujourd’hui, où l’on paye le service et les options plutôt que le temps de consommation.
C’est donc de bonne guerre comme on dit.